Denis Gargaud C1

P1020962PORTRAIT – DENIS, LE CANOE A PILES

Né à Marseille, Denis Gargaud-Chanut est d’abord naturellement tombé dans la marmite du ballon rond : «De 10 à 13 ans, j’étais ailier droit au club du Septem où la première licence de Zidane était affichée. Un jour, lors de vacances chez ma tante à Orléans, j’ai découvert son club de canoë-kayak…».
Alors, ses cousins l’encouragent à tourner le dos au mur où il tape des ballons pour prendre le fil de la Loire en canoë : «J’ai alors passé tout mon temps la tête sous l’eau. Mais, j’ai aimé…».
De retour à Marseille, Denis toque, «sur les conseils de ma tante», à la porte du légendaire «Bébert», Albert TOBELEM, président du club de canoë-kayak et papa de Myriam (kayakiste bronzée olympique en 1996) : «A partir de ce jour-là, il ne m’a pas lâché. A l’époque, tout le monde faisait du kayak à Marseille. Moi je voulais naviguer en canoë…et, je n’ai pas lâché le morceau !!!». Cinq ans après en 2005, il est champion d’Europe junior : «Ce mec est monté sur piles, du genre Energizer !» s’amuse à croquer Fabien Lefèvre, son aîné acolyte du biplace.
Entre temps en 2004 (il a alors 17 ans !), Denis tenta le pari de partir s’installer à Pau, sur un bassin fréquenté par le gratin de l’eau vive. Mais, il demeure licencié à Marseille Mazargues, «club pour lequel j’aimerai bien aller chercher une ou deux médailles à Londres en 2012… ».

LUI EN BREF :

 

9333_136881723862_132844328862_2573525_3952624_nNé le 22 juillet 1987 – Il porte le nom de sa mère (Gargaud), directrice d’une maison de retraite à Marseille et de son père (Chanut), médecin à Montpellier – Il est originaire du quartier Saint-Henri, au pied de la cité de Zinedine Zidane - Avant de se lancer ce défi, il n’était jamais monté dans un canoë biplace  – En 2007, il a été vice-champion de France derrière Tony Estanguet (champion olympique en 2000 et 2004) – En 2008, il a été vice-champion de France devant Tony Estanguet – Il était le remplaçant de Tony Estanguet pour les Jeux Olympiques de Pékin en 2008 – En C1, il termine 7ème des championnats du monde en 2009 – Il adore jouer au poker.

LUI VU PAR FABIEN :

«Denis, c’est une fontaine de jouvence ! Fougueux en étant loin d’être fou, insouciant à souhait, il est très investi. Notre entraîneur et moi, nous avons le même profil de réflexion. Denis lui, malgré son jeune âge, nous fait revenir à la réalité, à la simplicité. Nous sommes très complémentaires.»

LUI VU PAR JEAN-YVES CHEUTIN, SON ENTRAINEUR :

«Denis, c’est avant tout un fidèle : quoi qu’il arrive, Fabien et moi pouvons compter sur lui ! Il est le «hardware». Fabien, le «software»

LUI VU PAR LUI-MEME :

«Au milieu de ce trio, j’ai souvent l’impression d’être le lien entre Fabien et Jean-Yves. Par exemple, je calme Fabien quand il est sur les nerfs ou je communique avec Fabien sur ce que veut dire Jean-Yves. Je prends souvent sur moi. Mais, je ne vois absolument aucun mal à cela. J’aime bien cette mission.»

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LE PODIUM DE SES PREMIERES

 

1. SA PREMIERE RENCONTRE AVEC FABIEN :

«C’était en 2001, un an après mes débuts en canoë ! Fabien venait de remporter son premier titre de champion de France chez les seniors. Quelques jours auparavant, il était juste rentré des Etats-Unis où il avait fini second de la finale de la coupe du monde : il avait 19 ans ! Moi, j‘étais alors minime deuxième année venu disputer le championnat régional. Le voir gagner fut un déclic : cela devait être aussi possible pour moi ? Après son titre, il me fut présenté par ma tante et mes cousins. Alors ma tante m’a dit : «Tu verras, il sera champion du monde…». Cette rencontre a marqué à jamais ma carrière. Depuis, nous sommes devenus de plus en plus amis. Depuis, nos relations n’ont jamais été altérées. Pourquoi ? Sans doute, parce que, à la base, nous n’étions pas directement rivaux (Fabien en K1 et Denis en C1)…»


2. SA PREMIERE COUPE DU MONDE (*) :

«A Prague, en 2004 où je fais septième. Ma meilleure place en coupe du monde est quatrième à Tacen en 2008. A ce jour, je ne suis jamais monté sur un podium de coupe du monde…sauf, une fois, en canoë biplace (second à Pau en juin 2009) !»
(*) Au 1er décembre 2009.

3. SON PREMIER PODIUM EN COUPE DU MONDE A PAU EN JUIN 2009 :

«Même si nous faisons seconds, pour moi, on gagne…juste battus par les Slovaques ! Ce fut une course géniale ! A l’arrivée, je m’arrache. En passant la ligne, je vois que nous battons notre temps des demi-finales de quatre secondes. Alors, je gueule comme un fou, un vrai cri de rage qui fit rire quelques kayakistes femmes à l’échauffement !».